Je me forme à la naturopathie périnatale

    C’est avec une joie immense que je suis heureuse de vous informer que j’ai commencé début décembre 2025 ma formation de spécialisation en périnatalité !

    Cette spécialisation a une saveur toute particulière pour moi. Lorsque mon mari et moi avons pris la décision de devenir parents, je n’aurais pas imaginé une seule seconde que je déciderais de prendre un virage à 360° quelques mois après !

     Mais il faut remettre les faits dans le contexte. J’arrête la pilule contraceptive, que je prenais depuis 15 ans, en septembre 2019 et en janvier 2020, la magie opère ! Je suis enceinte !

    C’est une sensation inoubliable mais quelque chose que nous n’avions pas prévu arrive en France : la COVID.

    On commence à en parler un peu partout à la télévision et on ne sait pas trop à quoi s’attendre, surtout chez les femmes enceintes.  Et c’est en mars, notre secret bien gardé, que mon mari et moi allons vivre un moment difficile.

    Alors que nous avions attrapé sans le savoir à l’époque la covid, après une semaine sous Doliprane 1000 toutes les 8 h (grossesse oblige) et une fièvre qui remonte au bout de 2 h à 39,8, je me lève un matin, épuisé par les nausées matinales, la fièvre et la toux, et je sens couler du sang, beaucoup de sang.

    J’appelle ma gynécologue qui m’explique que je fais surement une fausse couche et que je dois la voir la semaine d’après pour un contrôle. Mon monde s’écroule… en larmes j’annonce la terrible nouvelle à mon mari.

    C’est le cœur lourd, dans l’ignorance de notre famille, que nous restons une semaine dans l’attente. Le 2 avril, je vais seule chez la gynécologue car depuis le 17 mars la France est confinée et par conséquent mon mari ne peut venir avec moi aux consultations.  Elle pose le gel, puis l’écran s’allume et là… miracle ! 

Elle est là vivante, elle bouge, magnifique, si grande depuis le petit haricot. Ma Warrior !

    Mes saignements avaient été causés par un décollement du placenta, provoqué par mes terribles quintes de toux.

    Le 10 avril, j’entre dans mon 2ᵉ trimestre. Toujours confinés, nous espérons une fin proche afin de pouvoir annoncer la merveilleuse nouvelle à notre famille, toujours dans l’ignorance.

    Mais les jours passent et nous n’avons pas d’autre choix que de le faire en visio. Que cela ne tienne ! Ça ne nous empêchchera pas de vivre ce moment à fond !

    Et quel plaisir de fabriquer notre petit nid douillet confiné. Tous les deux, ensemble à préparer l’arrivée de notre merveille.

    Et c’est donc dans ce contexte un peu particulier que mon ventre continue de grossir. Mais il n’y a pas que mon ventre qui grossit, il y a aussi quelque chose de nouveau. Une envie de meilleur, pour moi, pour bébé. Alors me voilà lancé dans le « fait maison », le zéro déchet, le naturel !

    Le 21 septembre est le dernier contrôle avant l’accouchement, tout est en ordre sauf des petites taches bizarres sur mon placenta, puis une tension un peu élevée.

    Ma super gygy me demande de revenir contrôler 3 jours plus tard, soit le jeudi 24. Et la ouille ! C’est pas bon, ma tension explose, je frôle les 17 malgré la prise d’antihypertenseur. Le verdict tombe, prééclampsie. Je dois être déclenchée. Bébé qui devait arriver mi-octobre arrivera 15 jours avant !

    Je rentre donc à la maternité pour être déclenchée et c’est comme cela qu’arrivera le 29 septembre 2020 à 8 h 03 la plus belle créature du monde. Ma fille IZZIE !

    Un accouchement sous péridurale, dans la douceur et la bienveillance. Ce qui me marquera le plus, c’est son odeur. L’odeur du paradis…

    Les jours qui ont suivi n’ont pas été faciles car j’ai idéalisé l’allaitement. Ce moment de symbiose et de connexion absolue avec son bébé, facile, simple, comme toutes les femmes depuis la nuit des temps, et pourtant…

   On ne vous explique pas que certains bébés ont une trop petite langue, comme Izzie, ou un frein de langue trop court, que vous avez une petite lactation, un trop petit téton ou trop gros ! Bref, une immensité de facteurs rendant chaque allaitement unique, avec pour certaines des facilités ou pour d’autres des difficultés.

    Dans mon cas, ce fut terrible, un échec. Pourquoi, moi, qui voulais tant ce moment, je n’y arrivais pas ? Et quand j’ai vu cette sage-femme agripper mon téton comme une vulgaire tétine et l’enfoncer de force dans la bouche de ma fille qui n’en voulait pas pendant qu’une puéricultrice lui poussait de force sa tête contre mon sein, je me suis dit : « On viole la bouche de mon bébé avec mon sein qu’elle ne veut pas. Ce n’est pas l’allaitement que je souhaite. STOP, on arrête ! » 

    En pleine chute hormonale, je me mets à hurler d’arrêter, j’envoie tout le monde balader en leur ordonnant de sortir de ma chambre et de me laisser tranquille ainsi que ma fille. En larmes, je dis à mon mari que je veux tout arrêter, que je n’allaiterai jamais ma fille dans ces conditions. À ce moment-là, je n’avais pas encore eu ma montée de lait. Il me regarde calme, et me dit : « Ma chérie, attends de passer la nuit, tu es épuisée, si demain, tu veux arrêter, alors tu arrêteras et je serai là, mais laisse-toi ce dernier soir, tu en rêves tellement, ne réagis pas sur le coup de l’émotion. » 

    Nous devions cet après-midi là sortir de la maternité, mais après cet incident mon corps en a décidé autrement. Ce que mon obstétricienne redoutait une semaine plus tôt arriva. Je fais une éclampsie, me provoquant un malaise. À plus de 20 de tension et malgré les antihypertenseur, mon corps me lâche, je n’ai aucune force, je parle à peine. Je ne peux pas m’occuper de ma fille, mon bras gauche est accroché au tensiomètre qui prend ma tension toutes les 5 min et mon bras droit est perfusé avec un antihypertenseur en intraveineuse couplé aux 3 autres comprimés. Ça durera comme cela toute la nuit, ne me laissant aucun autre choix que celui de laisser ma princesse aux soins des SF de la maternité.

    Puis à 3 h 50 je suis réveillée par des coups d’électricité dans mes seins, semblables à ce que je ressentais durant ma puberté mais en beaucoup plus intense. Mes seins deviennent alors ÉNORMES ! Ça y est, j’ai ma montée de lait ! La tant attendue, celle qui facilitera je l’espère mon allaitement. Et fait incroyable, lorsque le matin on me ramène Izzie, je demande si celle-ci a mangé dans la nuit et devinez quoi ? Elle a réclamé à manger à 3 h 50 ! Même à l’autre bout du couloir, nous étions connectées, elle et moi… 

    Et c’est comme ça, grâce aux paroles de mon mari, grâce à ce corps fatigué, que j’ai pu allaiter ma fille pendant 4 mois. Étant une vraie laitière, j’ai pu, en congelant mon lait, lui permettre de profiter de celui-ci jusqu’à ses 5 mois. J’ai arrêté mon allaitement à contre cœur à la reprise de mon travail. Travaillant de nuit dans le médical, il m’était impossible de maintenir mon allaitement durant mes gardes. 

    C’est d’ailleurs à la reprise de mon travail que j’ai eu besoin de changement et qu’est venue l’envie de devenir naturopathe. Et c’est par mon expérience avec Izzie, puis ma deuxième Ava et mon entourage que j’ai ressenti ce besoin intense d’accompagner les femmes dans leur désir d’enfant jusqu’à leur post-partum afin de leur permettre de se redonner leur pouvoir créateur et de leur faire vivre de manière la plus naturelle possible ces moments incroyables !

    Je pars pour 1300 H de formation passionnante et enrichissante autour de ce sujet qui me passionne jusqu’au plus profond de mes cellules.

     Je dédie cette formation et cet article à mes filles Izzie et Ava et à mes 3 bébés devenus anges, Marie-Lune, Loup et Mila. Merci mes amours de m’avoir choisi comme maman et de me donner l’opportunité tous les jours de me surpasser afin que je devienne une version éclairée et apaisée de moi-même. Je vous aime de cet Amour divin incommensurable !

                                     Maman